Point de vue : Repenser l’épargne-retraite par un meilleur accompagnement du futur retraité.

Le monde du travail a certes évolué mais le système d’épargne-retraite n’a pas suivi. Les salariés changent plus facilement d’entreprise. Les évolutions sur les lois travail ont favorisé la mobilité des salariés ; tout comme la dernière crise financière et économique qui a quelque peu accéléré le mouvement avec les fermetures d’entreprises.

Certains dispositifs entrepreneuriaux, tels que la mise en place du nouveau statut d’autoentrepreneur, ont favorisé l’essor des créations des micro-entreprises.

Le monde des retraités a lui aussi évolué. L’espérance de vie, le nombre de divorces ont augmenté. Les maladies chroniques susceptibles de peser à terme sur l’espérance de vie, la morbidité et la perte d’autonomie sont aussi en nette augmentation.

L’ensemble de ces facteurs fera inéluctablement modifier le pouvoir économique et les arbitrages budgétaires des retraités.

Le contexte des années 1900 n’est plus le même. Repenser l’approche de l’épargne-retraite devient urgent afin de répondre aux évolutions de notre société.

Est-ce par la seule mise en place d’un nouveau produit pour tous, accessible à tous les français, que le système va évoluer ?

Cela contribuera mais ne sera pas suffisant si le futur retraité n’est pas accompagné dans ses choix futurs.

Le débat sur la sortie en capital de l’épargne-retraite en est un bon exemple. Faut-il autoriser ou non la sortie en capital au moment du passage à la retraite ?

C’est une vraie question. La réponse ne peut pas être uniforme à l’ensemble des futurs retraités. Elle ne peut être qu’individuelle.

Pour y répondre, elle doit se poser foyer par foyer (voire individu par individu). Avec les multiples moyens d’épargner au cours d’une vie professionnelle, une analyse doit être réalisée au global sur le foyer fiscal et intégrée l’ensemble des paramètres (espérance de vie, état de santé, revenus du patrimoine, épargne constituée, …). Un vrai bilan individuel est plus que nécessaire en phase de préparation de la retraite.

Dans ce cadre, il paraît opportun que les porteurs de risque soient présents et se positionnement comme conseiller pour préparer cette étape de vie.

Le devoir de conseil ne se joue pas uniquement au moment de la souscription ou de l’affiliation, mais aussi à toutes les étapes clefs de la vie du client.

Un vrai service que les futurs retraités attendront et une réelle opportunité pour les porteurs de risque de reprendre, voire prendre, contact avec le futur retraité afin de l’équiper pour cette nouvelle étape de vie.