Mais qu’arrive-t-il à la complémentaire santé ?

Les premiers bilans de l’ANI parus dans la presse sont mitigés. De manière générale, les taux d’affiliation sont bien inférieurs à ce qui était attendu. Ce n’est pas faute d’avoir mis les moyens pour informer et recruter de nouveaux clients. Tous les médias et tous les réseaux ont été mis à contribution pour cette opération nationale.

D’autres éléments sont venus perturber le modèle. Pendant que les réseaux se positionnaient sur les entreprises, des clients historiques ont accéléré la recherche : les seniors. Habituellement fidèles ces derniers ont accéléré la recherche de la meilleure offre. De plus, le taux de turnover clients s’est accéléré. Il est passé à 2 ans chez certains. Juste le temps pour se faire rembourser des prestations couteuses (optiques, dentaires, etc.).

Va-t-on devoir instaurer un relevé d’information comme en automobile pour pouvoir respecter la législation sur les contrats responsables ?

Par ailleurs de nouveaux « intermédiaires » se sont positionnés dans la chaine de valeur, comme les communes.

Au-delà du volet commercial et produit, l’impact sur les opérations n’a pas toujours été mesuré. Certains acteurs ont connu des retards dans l’enregistrement des nouvelles affiliations et des résiliations. Ceci a généré de l’insatisfaction client : carte de tiers-payant non émise dans les temps, lien NOEMIE non actualisé, etc. Alors que c’était prévisible ! (http://fuxingconsulting.fr/ani-attention-au-deuxieme-effet-kiss-cool/)

Mais qu’arrive-t-il à la complémentaire santé ?

Dans ce contexte, ce début d’année 2016 doit être l’occasion pour lancer un nouveau top départ pour les acteurs pour mieux préparer 2017 et planifier à horizon 2020 !

Mais à l’heure des produits d’assurance santé de plus en plus réglementés, comment se démarquer sur ce marché ? Quels leviers activer ?